
Effet de désirabilité sociale :
le répondant souhaite projeter une image valorisante aux yeux de l’enquêteur et va orienter ses réponses afin d’être considéré plus positivement. Il va mentir, exagérer ou feindre des habitudes ou des opinions socialement bien reconnues. Par exemple, il va sur-évaluer sa catégorie socio-professionnelle ou augmenter son revenu personnel. Il peut également masquer certains comportements électoraux extrémistes (vote Front National typiquement) ou sous-évaluer le temps qu’il consacre à regarder la télévision.
Effet de consentement :
par souci de politesse, de sympathie ou par facilité, le répondant va acquiescer exagérément aux propositions formulées dans le questionnaire. Il va être d’accord sur tout ou satisfait de tout. Pour contrecarrer cette tendance, on pourra veiller à alterner propositions positives et négatives dans une batterie d’échelles.
Effet d’ancrage :
dans une question fermée, les modalités proposées en premières positions à l’oral ou en haut à gauche à l’écrit, auront une probabilité plus forte d’être choisies. Sur Internet ou par téléphone, pour neutraliser cet effet, on pourra prévoir une présentation aléatoire des modalités d’une question fermée.
Effet de halo :
l’opinion formulée sur une question peut influencer la réponse donnée à des questions suivantes. Dans une enquête de satisfaction, notamment, il faudra bien séparer la satisfaction globale des satisfactions partielles, afin que celle-ci ne soit pas artificiellement contaminée par l’opinion formulée sur un critère voisin.